30.07.2005

chose promise.....

Un amour chimérique
Attire deux destins envoutés
Et vient les séparer
Chacun de leur côté
Quand s'installe leur intimité

A l’heure où les autres tendent les bras à Morphée

Commence alors pour nous la frénésie du désir

A l’heure où les autres écarquillent leurs yeux fatigués

Les notres respirent pour toujours le plaisir

 

Un amour insolite c’est alors dessiné
Issu de la complicité
Et d'une magie tamisée
Entre deux coeurs effrénés
Sur le ton de la prudence

Elle clame à l'indifférence
Mais le reflet de leurs silences
Font deviner leurs confidences


Un amour chimérique
Attire nos âmes passionnées
Mais de tout ce que demain sera fait
Nous aurons  au moins inventé
Une autre façon de s’aimer







27.07.2005

 

J'ai connu les nuits blanches
Les nuits de peine et de tourmentes
J'ai connu le silence
Le seul témoin de ma souffrance
Mais je n'ai jamais connu le désespoir
Je t'ai vu, belle femme
Je t'ai reconnu belle flamme


Je rêve d'un printemps
Car il me soulève
Comme un plume au vent
Bercée entre ciel et terre
Pour que s'arrête le temps
Pour me déposer enfin
Comme un plume au vent

J'ai vu la mer et ses rivages
Maintes fois j'ai fait naufrage
Mais je n'ai jamais perdu l'espoir

J'ai en moi cette voix
Qui réclame de grands chemins
Des fleuves qui n'en finissent pas
Oh! Je dois
Te quitter mon amour
J'ai mal de pays et mers
Pourtant "Je t'aime"
                 SC



08.07.2005

mon coeur dans les nuages

 

vertige

  • Se pencher sur le rebord du monde

Pour s’y perdre quelques infimes secondes

Voir ces gens passer, défiler, s’encourir

Ces paysages marqués par ces flots de soupirs

Trottoirs usés par ces innombrables pas perdus

Par les regards plongeant de tous ces inconnus

Se pencher sur le rebord du monde

Et regarder en arrière les dégâts de ces bombes

Pour qui, pour quoi ? Pour rien…

Moi je me penche et je te vois toi… tiens…

Je vois ton visage, tes airs coquins, tes yeux charmeurs

Je vois cet être qui a conquis mon cœur

Je vois sans te voir, toi que je ne verrai jamais

Mais j’ai de belles images de toi… tu le sais…




le temps d'un amour


Esquisses d’amour que j’aurais voulu connaître

Esquisses d’amour que j’ai connu peut-être

Il et elle, elle et lui…

L’espace d’un rêve ou d’une nuit

Quelques mouvements de corps qui s’aiment à la folie

Il et elle, elle et lui…

Des peaux qui froissent, les draps de ce grand lit

Des mains qui peignent, des doigts qui guident l’envie

Elle et elle, elle et lui…

L’espace d’un temps encore non défini

Quelques jours, quelques mois, d’amour et de folies

Elle et elle, elle et lui…

Voilà que déjà c’est fini

L’esquisse d’amour ou d’un toujours… l’amour n’a pas de prix


poupée de cire


Je te laisse écrire sur mon cœur comme on écrit sur un parchemin

N’y laisse pas de ratures, le papier y est si fin

N’y laisse que de l’amour, des mots que tu penses à jamais

Mets y ta signature et de la cire pour cachet

Scelle le tout, envoie le moi en soufflant

Ton amour, mon amour, notre amour… et le temps… inexorablement


l'avenir est beau



L’horizon est tracé, là on le voit au loin

Mais il n’y a que du flou pour parler de demain

Alors je suis les rails, elles mènent bien quelque part

D’autres avant, peut-être, ont vécu la même histoire

Un pied devant l’autre je marche vers la vie… ou la mort

Un pied devant l’autre, je résiste encore

Dois-je m’arrêter, dois-je l’arrêter cette mort

Un quai de gare se profile tout là-bas

Qui de nous deux dans ce train restera….



le fruit défendu

 

le calcaire c'est MON affaire!!!


Le calcaire c’est son affaire…

Et devant ma vaisselle voilà qu’elle s’émerveille

Déjà elle relève les manches et incline la bouteille

Elle sait déjà que chez moi, elle va prendre son pied

La chasseuse de traces m’a toujours fait marrer

Elle me manque trop souvent alors je la remplace

J’ai un stock de flacons, même qu’il n’y a plus de place

Mais en sa douce mémoire, mon chez moi reste blinquant

Elle qui a laissé tant de traces dans mon cœur d’enfants…



04.07.2005

........

Au fil des heures voilà que tu te tisses

Que tu grappilles en moi, que tu t’infiltres

Au fil des jours voilà que tu t’immisces

Que tu m’obsèdes, que je m’incline

Petite mort d’être… tu n’auras pas mon âme

Je l’ai mise à l’abri entre de sages mains

Petite mort d’être… je laisse le vague à l’âme

Envahir mes jours comme un triste refrain


montmartre reflet de la vie



Marche après marche, descendre et monter

S’arrêter, repartir, s’essouffler, respirer

Se pauser, se poser à son pied, son palier

Reprendre de plus belle et parfois trébucher

Se relever et courir plus vite que son ombre

Et finir finalement les 2 pieds dans la tombe…

              C’est la vie



le tourbillon de l'ivresse



L’heure n’est pas à la danse

Elle est au désespoir

Désespoir de vivre, désespoir de voir

De voir des ombres qui partent à la dérive

Dérive des sens liée aux prods, aux substances

Substances illicites, intolérables, irrémédiables

Irrémédiable issue aussi…

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